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Chapitre 3 : L’attaque du Nexus




« Enkasha ! » dit-t-il. « Je ne m’attendais pas à te voir ici aujourd’hui. »

« Tu as raison, mon ami. Je suis en effet en retard pour le festival. J’explorais les Plans avec des membres de ma guilde, et cela m’a pris plus longtemps que prévu. Je vais me faire sermonner pour mon retard, voilà qui est certain. »

Enkasha leva les yeux au ciel et soupira, une mimique qu’Ayenden savait être plus un jeu qu’une véritable marque de mépris.

« Oui, tu me l’as déjà dit, » murmura Ayenden. « J’espère que tu me raconteras tout en détail, au moins. Je suis sûr que ce huitième centenaire sera une sacrée fête. Qui sait, l’un d’entre vous lâchera peut-être même une blague. »

« Cela sera certainement un grand moment, mais pas pour les raisons que tu viens de dire. Mais rompons là cette diatribe, je dois voir le scion pour qu’il me téléporte à Odus. »

« Par Tunare, qu’est-ce que c’est que ça ? »

« Quelque chose est en train de se téléporter ici, » dit-elle.

Il murmura les premiers mots d’une incantation, les yeux rivés sur le vortex grandissant.

« Certainement pas, » protesta Enkasha. « Qui d’autre protégerait un magicien aussi vieux et faible que toi ? »

« Tu choisis un drôle de moment pour avoir de l’humour, très chère. Non pas que je t’en veux, mais j’insiste pour que tu… »

« Des Daiku ! » cria-t-il, incrédule. « Recule, Enkasha ! »

« Mais que font-ils hors du Plan Tactique ? » cria Enkasha. Instinctivement, elle soutint la créature qu’elle avait invoquée et lui ordonna de s’avancer tandis qu’un soldat la chargeait. Le Nexus était à présent empli d’aventuriers venus du Bazar et de PortSombre [Shadowhaven], mais il y avait toujours plus de Daiku qui sortaient du portail.

« Laisse-moi te transférer ailleurs, Enkasha, » la supplia Ayenden. « On n’a plus le temps, ni pour les blagues ni pour l’honneur mal placé. »

« Je ne te laisserai pas ! » Des éclairs d’énergie s’échappaient de ses doigts pendant que toujours plus d’envahisseurs arrivaient du Plan.
maintenant.
Derrière les Daiku surgirent de grandes créatures dont les têtes semblaient faites de feu, tenant de larges armes enflammées par le pouvoir magique de leur maître.

Enkasha déversait toute son énergie dans l’animal qui se battait contre le Daiku.

Il voulait désespérément rester à ses cotés, mais savait qu’elle avait raison. Ayenden lança son sort de portail, et attendit d’être emporté par lui.

Tandis que la réalité commençait à se dissoudre autour de lui, il vit un archer Daiku sur la plateforme mettre Enkasha en joue. Il essaya de crier pour la prévenir, mais avant qu’il ait pu émettre le moindre son, il fut emporté.
L’odeur habituelle de Faydark lui emplit les narines, remplaçant instantanément les effluves d’air enflammé qui envahissaient le Nexus quelques instants plus tôt. La téléportation était toujours légèrement déconcertante, mais cette nuit, elle l’était plus que jamais. Il fit demi-tour et courut le long des chemins qu’il avait appris à connaître par cœur depuis son enfance.

« Sonnez l’alarme ! » cria-t-il. « Le Nexus est attaqué ! »

Le capitaine de la garde s’avança vers le magicien, suivi par son lieutenant : « De quelle attaque parlez-vous ? Racontez-moi, vite. »

Le lieutenant salua et s’élança dans le corridor. Le capitaine pointa du doigt vers les portes de la cité : « Retrouvez-moi dehors. Je dois rassembler nos forces, puis nous aurons besoin que vous nous emportiez au Nexus. »

« Utilisez votre magie pour nous emporter jusqu’au Nexus, » ordonna le capitaine. Ayenden commença à incanter aussitôt, et, alors qu’il chantait, il sentit l’énergie si familière se rassembler autour de lui et de ses passagers. Mais soudainement le portail magique se dissout, et le sort fut rompu.

Le capitaine se retourna vers ses magiciens. « Emmenez-nous, » ordonna-t-il. Ils commencèrent à incanter, mais leurs sorts échouèrent également.

« Nous devons aller jusqu’aux spires. Là bas, le scion pourra nous emmener, » supplia Ayenden. Le capitaine acquiesça et ordonna à ses soldats de se mettre en marche.

« Qu’y a-t-il ? Que s’est-il passé ? » lui cria Ayenden. « Dites-le nous. »

Ayenden se figea, la bouche ouverte. Il regarda le ciel, se sentant plus perdu qu’il ne l’avait jamais été. Il pensa à son amie, loin, si loin.

Exsyn